Revue de presse Paramédical - Mai 2012 – Articles de presse dédiés aux paramédicaux  – 22 mai 2012

Etablissement de soins

Découvrez notre rubrique d'analyse de la presse professionnelle en lien avec la qualité et la sécurité des soins dans le domaine paramédical.

Sécuriser la prise en charge du patient : généraliser le bracelet d’identification

Cet article décrit la méthodologie de mise en œuvre du déploiement du bracelet d’identification pour les patients. Le groupe hospitalier Pitié-Salpétrière-Sainte-Foix qui compte près de 2000 lits répartis pour toutes les activités de Médecine-Chirurgie-Obstétrique associées à une offre de Soins de Suite et de Réadaptation et de Soins de Longue Durée.

Simple, mais très pragmatique, cette procédure est basée sur une démarche pédagogique, avec des conseils pratiques et une grille d’évaluation, mais surtout une communication à destination des soignants et des patients.

Cet article est parfaitement transposable pour tous secteurs de soins. Un retour d’expérience très intéressant !

Auteur: Bernadette YVON, cadre supérieur de santé – Corinne SLIWKA, directeur des soins, groupe hospitalier Pitié-Salpétrière-Charles Foix, AP-HP.
Revue: Objectif Soins – Février 2012 - N° 203, p 21 – 23.

Evaluer la douleur, un élément des soins

La prise en charge de la douleur reste une priorité de santé publique. Elle fait partie de la prise en charge globale du patient.

Son évaluation est la première étape du processus « soulager la douleur ». Les aides-soignantes sont partie prenante de cette démarche, en collaboration étroite avec les infirmières du fait même des soins apportés aux malades. Les bénéfices de cette évaluation, aussi bien pour le patient que pour l’équipe soignante, sont rappelés dans cette approche globale.

La mise en place des méthodes d’évaluation repose sur plusieurs types d’échelles d’évaluation, leur choix étant réalisé au sein de l’équipe pluridisciplinaire. La traçabilité dans le dossier de soins de cette « cotation douleur » permettra aux prescriptions médicales d’être réajustées.

Un rappel fondamental de la politique de tout établissement de santé dans la lutte contre la douleur. Chaque aide-soignant a un rôle primordial dans cette démarche, renforcé dans leur champ de compétences depuis 2005. Leur place privilégiée auprès du patient en fait un maillon indispensable dans l’organisation des soins. Cet écrit est un excellent rappel pratique pour tous nos collègues.


Auteur: Nathalie DUMAS, infirmière référente douleur, service de Neurologie, CHU de Clermont Ferrand.
Revue: L’Aide Soignante – Mars 2012 – N° 135, p 29 – 30.

L'aide-soignant, référent logistique

Un exemple d’évolution organisationnelle, avec la mise en place des pôles d’activités au sein des établissements de santé et les nouvelles exigences sociétales, les métiers doivent évoluer pour y répondre.

Ce sont souvent des professionnels expérimentés qui sont sollicités pour cette fonction et très souvent dans des secteurs très techniques, qui génèrent des tâches de gestion de matériels et de dispositifs médicaux importantes. Ce sont les gros services d’urgences, de réanimation, mais également les blocs opératoires qui sont éligibles à ce poste nouveau.

Référent logistique. Une fonction qui émerge dans les organisations de soins. Elle présente une valeur ajoutée, car elle permet un suivi exhaustif des approvisionnements, des maintenances, laissant les professionnels de santé positionnés auprès du patient avec moins d’actes afférents aux soins.

La société évolue, l’hôpital évolue; il est primordial que les managers accompagnent ces évolutions pour maintenir une sécurité et une qualité des soins optimales.

Auteur: Karine JAN, cadre de santé, service des urgences, Hôpital Lariboisière (AP-HP), Paris (75).
Revue: L’aide-soignante – Avril 2012 – N° 136, p 29 – 30.

Les soignants face à la mort

Un article essentiellement construit sur un questionnement éthique, avec une démarche globale de soins.

Les malades meurent de plus en plus à l’hôpital, mais lorsqu’une mort est inattendue, les soignants s’interrogent sur la qualité des soins effectués. Cette interrogation aborde le champ de la qualité des soins dispensés.

La description de cette démarche de soins génère un certain nombre de questions. Celle qui aborde la question des morts inattendues, suggère un questionnement sur la qualité des soins, mais pas sur la possible survenue d’un Evénement Indésirable Grave.

La culture de sécurité des soins n’est pas encore spontanément dans les esprits.

Auteur: Sophie SEBASTIEN, cadre de santé formation, IFSI de Versailles (78)
Revue: La revue de l’infirmière – Avril 2012 – N° 180, p 39-41.

Impact de la consultation infirmière du dispositif d’annonce

Depuis 2007, les autorisations en cancérologie imposent l’organisation d’un dispositif d’annonce. S’appuyant sur des recommandations de l’Institut National du Cancer, le temps d’accompagnement soignant (temps 2 du dispositif) est souvent traduit dans les faits par une consultation paramédicale.

L’expérience de l’Hôpital Saint-Louis est intéressante, et surtout, après plus de 4 ans, leur démarche d’évaluation du dispositif montre que plus de 90% des patients jugent qu’ils sont mieux informés à l’issue de ce temps d’échange, car ce sont effectivement les explications données, les réponses aux questions posées qui permettent aux patient(e)s d’être rassuré(e)s.

Une démarche centrée sur le patient, qui permet de construire un climat de confiance entre une équipe pluridisciplinaire et un malade à qui l’on vient d’annoncer un diagnostic souvent effrayant.

Le contact établi entre la structure de soins et le soigné par le biais de ce dispositif d’annonce permet de renforcer la qualité des soins par un niveau d’informations optimal.

N’oublions pas que cette dynamique d’informations est obligatoire depuis 2002.

Auteurs: Raphaël GOUDINOUX, cadre de santé, centre de coordination en cancérologie – Nadja SONDARJEE, infirmière, centre des maladies du sein – Françoise GUILTAT, cadre de santé en missions transversales – Corinne ABRAHAM, cadre de santé, centre des maladies du sein – Hôpital Saint-Louis (AP-HP), Paris (75).
Revue: La revue de l’infirmière – Mars 2012 – N° 179 - p 36 -38.

Erreurs médicamenteuses : « il faut agir sur les causes profondes ».

Interview de Yasmine SAMI, chef de projet à la Haute Autorité de Santé (HAS).

Ces échanges balaient bien toute la problématique globale des erreurs médicamenteuses: erreurs de produits, erreurs de doses, erreurs de mode d’administration, erreurs de patients… qui peuvent générer des conséquences graves pour les malades.

Ce guide est téléchargeable sur le site de la HAS.

Dans chaque secteur de soins, les équipes soignantes peuvent décider de conduire un audit sur leurs pratiques, mettre en évidence les éléments manquants pour réaliser les soins en technique, construire un plan d’amélioration des pratiques pour sécuriser les dispensations médicamenteuses.

L’infirmière, qui est en bout de chaîne, doit impérativement maîtriser au mieux les étapes qui sécurisent le processus.

Auteur: Sandra JEGU
Revue: L’infirmière magazine – Mars 2012 – N° 296 – p 26 - 27.

La Prévention Médicale - Mis à jour le 21/02/2013

commentaire

Poster un commentaire

Merci de compléter l'ensemble des champs.

Il ne sera jamais communiqué.