Revue de presse sage-femme - Décembre 2011 –  – 16 déc 2011

Découvrez chaque mois une rubrique d'analyse de la presse professionnelle en lien avec la qualité et la sécurité des soins en obstétrique.

Le déni de grossesse : une situation difficile à gérer

Le déni de grossesse se définit par le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de sa grossesse.
Contrairement aux idées reçues, ce trouble psychique ne touche pas seulement des femmes issues de milieux défavorisés, mais des femmes de tous âges, de toutes conditions sociales et de tout niveau d'instruction.
Il reste un mystère difficile à expliquer, mais qui nécessite toujours, quelle que soit son origine, une prise en charge psychologique.
Le déni de grossesse est plus fréquent qu’on ne le pense puisqu’il toucherait entre 600 et 1800 femmes tous les ans en France. Une large sensibilisation qui ne doit pas se limiter aux professionnels de la naissance est nécessaire, pour dépister et prendre en charge le plus rapidement possible ces patientes, dont le désordre psychique peut aboutir parfois à l’infanticide.
 

Source:
Profession Sage-femme
N° 177
pp. 20-24

L'interruption volontaire de grossesse par méthode médicamenteuse : quelle prise en charge ?

Conformément aux articles L.2212-2 et L.2213-2 du code de la santé publique, l'interruption volontaire de grossesse médicale ou chirurgicale ne peut être pratiquée que par un médecin.
Néanmoins, les articles L.2212-8 et R.4127-324 du code de la santé publique précisent qu'une sage-femme peut participer à une interruption volontaire de grossesse.
A ce titre, elle peut assurer les consultations psychosociales proposées avant et après l'interruption volontaire de grossesse (article L.2212-4 du code de la santé publique).
Indépendamment de celles qui œuvrent dans les centres d’orthogénie, les sages-femmes sont amenées dans l’exercice de leur profession, à répondre à des demandes d’IVG ou d’informations la concernant. C’est dans ce but qu’un rappel de la prise en charge par méthode médicamenteuse peut être profitable.
 

Source :
Profession Sage-femme
N° 180
pp. 30-34

Médicaments et dispositifs médicaux : que peuvent prescrire les sages-femmes ?

Après un long travail de concertation, la liste définie par l’arrêté du 12 octobre 2011, des médicaments et dispositifs médicaux que les sages-femmes sont autorisées à prescrire, est parue au JO du 20 octobre.

L’ensemble de la profession se félicite de ces évolutions qui confirment l’importance de la place des sages-femmes, dans le domaine de la prévention et de l’amélioration de la prise en charge des femmes et des nouveau-nés.
Ces progrès portent sur 5 familles thérapeutiques: les antibiotiques, les contraceptifs, l’homéopathie, les anti-inflammatoires non-stéroidiens (AINS) et les anti-sécrétoires gastriques.
Vous trouverez dans cet article l’intégralité de ces 2 arrêtés (27 juin 2006 modifié - 12 octobre 2011) avec les listes complètes des médicaments et des dispositifs médicaux que peuvent prescrire les sages-femmes.
 

Source :
Contact Sages-Femmes
N° 29 - Octobre 2011
pp. 4-7

La situation périnatale en France en 2010 : les premiers résultats de l'enquête

Depuis un certain nombre d’années, les conditions de suivi, de prise en charge et de soins de la mère et de l’enfant n’ont cessé d’évoluer, et ce, grâce aux plans de périnatalité successifs.
Des enquêtes nationales régulières ont permis de suivre cette évolution, par la connaissance des principaux indicateurs de l’état de santé de la mère et de l’enfant, des pratiques médicales pendant la grossesse et l’accouchement, et des facteurs de risque périnatal.
Les résultats de l’enquête 2010 sont encourageants et montrent entre autres, l’implication de plus en plus grande des sages-femmes, qu’elles soient salariées ou libérales, dans le suivi de grossesse.

Source:

DREES
N° 775 - octobre 2011
 

La Prévention Médicale - Mis à jour le 04/05/2012

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