Revue de Presse - Mai 2011 – – 17 mai 2011
Retrouvez un panorama complet de la presse internationale concernant la prévention médicale, avec des résumés d'articles traduits en français.
A noter: la plupart des liens renvoient vers des sites anglais. L'accès au texte intégral de certains articles nécessite un abonnement.
Sommaire
- Diminuer les chutes en gériatrie
- Améliorer les transmissions = améliorer la communication
- Erreurs de médication en psychiatrie
- L'annonce de l'événement indésirable : une simulation pour les résidents canadiens
- Comment améliorer la culture de sécurité en obstétrique
- Le coût de l'erreur médicale
- Rôle des infirmière dans la sécurité des soins
- La sortie de l'hôpital est un moment dangereux
Diminuer les chutes en gériatrie
Un problème complexe
Les chutes en gériatrie représentent un accident relativement fréquent. Cette étude (mixte États-Unis et Canada) recueille des informations provenant des patients, des familles, du staff sur les causes de l’accident… L’identification du risque et les suggestions sont détaillés. Les auteurs concluent que la complexité du problème nécessite des interventions adaptées à chaque contexte.
Améliorer les transmissions = améliorer la communication
Cette équipe a mis en place un programme visant à améliorer les “transmissions” en 4 étapes: améliorer la conscience des problèmes de transitions, identifier les solutions en adaptant les pratiques, mettre en place localement à l’aide d’une bonne communication et d’un enseignement adapté, et institutionnaliser les modifications de pratiques en les surveillant régulièrement.
Erreurs de médication en psychiatrie
Les erreurs de médication en psychiatrie n’ont pas été étudiées. Cet article discute la mise en place d’un système de signalement des erreurs associé à un système de prescription électronique. Les auteurs étudient les dossiers pour évaluer la réduction des erreurs et permettre un retour d’expérience après une erreur.
L’étude a duré 5 ans et a permis de constater une diminution des erreurs.
L'annonce de l'événement indésirable : une simulation pour les résidents canadiens
L’annonce d’un événement indésirable (qui vient de faire l’objet d’un guide établi par la HAS et publié en mai 2011) est toujours difficile. Pour améliorer sa réalisation, cette équipe canadienne réalise un ECOS destiné à des résidents en gynécologie-obstétrique avec un patient standardisé. Les performances des résidents sont appréciées avant et après une formation (espérons qu’elle est aussi bonne que celle réalisée sur ce sujet par la Prévention médicale).
Comment améliorer la culture de sécurité en obstétrique
Cette équipe américaine (obstétrique à Yale) observe une amélioration significative de la perception du travail en équipe, de la culture de sécurité (qui passe de 33% à 63%), de la satisfaction au travail à la suite d’un plan d’actions multiples: infirmière chargée de la sécurité, standardisation des pratiques avec protocoles, suivi par un comité de la sécurité, présence d’un obstétricien confirmé en astreinte en permanence, système de déclaration des accidents anonyme.
Le coût de l'erreur médicale
Deux articles sur le coût des accidents médicaux aux États-Unis
- Le premier estime par simulation actuarielle le coût des erreurs les plus fréquentes: escarres, infections postopératoires. 10 erreurs sont responsables des 2/3 du coût total, évalué à 17 milliards de dollars… Cet article s’intéresse aussi aux complications qui ne sont plus remboursées par Medicare et Medicaid, et qui n’ont pas (encore ?) entraîné de réelles économies.
- Le second estime le coût social qui semble considérable et les auteurs font la promotion d’une compensation avec un système « no faute », compensation liée à une assurance prise par le patient…
Rôle des infirmière dans la sécurité des soins
Cet article n’est pas le premier à constater que l’implication des infirmières dans le signalement des événements indésirables est très efficace. Cette équipe, d’un des meilleurs services de pédiatrie américaine, étudie le signalement, couplé avec une modification des pratiques à la suite d’une erreur. Ainsi, sur une période de 2 ans, il est constaté une augmentation de 35% du signalement et une diminution de la gravité des accidents.
La sortie de l'hôpital est un moment dangereux
La communication à la sortie de l’hôpital est une forme particulière de transmission. En général, on dit que lorsque cette communication est mal faite, des EI (événements indésirables) surviennent après la sortie et entre autre une réhospitalisation. Cependant, cet article constate que même si plusieurs éléments sont présents (vérification de la conformité entre la prescription et la prise, un résumé de sortie complet, et une éducation du patient) cela ne diminue pas le risque de rehospitalisation. Donc il faut chercher plus loin…
La Prévention Médicale - Mis à jour le 14/06/2011
