Non transmission d'un résultat pathologique de frottis cervical par un médecin généraliste – – 13 juil 2011
L’absence de transmission d’un résultat pathologique est une raison récurrente et évitable de retard de prise en charge et de plaintes.
Ce matériel est réservé à un usage privé ou d’enseignement. Il reste la propriété de la Prévention Médicale, et ne peut en aucun cas faire l’objet d’une transaction commerciale.
Cas clinique
• Une femme âgée de 38 ans, mère d’un enfant de 15 ans, consulte son médecin généraliste en vue d’une contraception orale.
• Le médecin réalise un frottis de dépistage dont le résultat est le suivant « aspect cytologique évoquant une lésion épidermoïde intra épithéliale de haut grade et nécessitant un contrôle biopsique sous colposcopie ».
• Le résultat a du parvenir au cabinet du généraliste début janvier et a été classé dans l’attente d’une nouvelle consultation.
• En juillet de la même année, la patiente demande le transfert de son dossier auprès d’un autre médecin choisi comme nouveau médecin traitant et c’est en prenant connaissance du dossier que celui-ci l’informe de la nécessité d’examens complémentaires.
• Les biopsies en août confirment des foyers de dysplasie de haut grade développés sur un ectropion et il est décidé une conisation du col.
• L’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire montre « des petits foyers de lésions virales HPV condylomateuses, planes, associées à une dysplasie des glandes endo cervicales réalisant quelques îlots d’adénocarcinomes très bien différenciés in situ de l’endocol avec un trait d’exérèse en tissu sain ».
• Une hystérectomie est décidée.
• La patiente porte plainte pour retard de six mois à la prise en charge de son cancer, retard auquel elle impute la nécessité d’une intervention chirurgicale plus importante.
La Prévention Médicale - Mis à jour le 04/05/2012
