Chute au cabinet d'un kinésithérapeute disposant d'une installation de balnéothérapie – – 13 juil 2011
Quand une patiente chute parce que l’installation ne présente pas la sécurité adaptée aux patients ou qu’elle n’a pas été suffisamment surveillée durant l’utilisation de l’installation de balnéothérapie, qui est responsable ?
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Cas clinique
• Une femme âgée de 68 ans en cours de rééducation pour une arthrose rachidienne et des genoux effectue des séances en piscine sous la responsabilité du remplaçant du kinésithérapeute. Elle a des antécédents d’entorses de cheville (non opérées ni plâtrées) et prend un traitement antalgique, des antihypertenseurs et un hypnotique. Elle présente des troubles mnésiques. Elle se rend régulièrement au cabinet du kinésithérapeute et vient pour la deuxième séance de balnéothérapie (gros jacuzzi) collective.
• A l’issue d’une séance alors qu’elle sort du bain pour regagner la douche ou le vestiaire, elle dit avoir glissé dans une flaque d’eau froide au pied des marches d’accès au bain, flaque d’eau laissée selon elle par la patiente présente avec elle pendant la séance, de forte corpulence et qui était sortie de l’eau avant elle. Après la chute, son appel à l’aide est entendu par une autre patiente qui la retrouve allongée dans le couloir, victime d’une fracture de cheville.
• Elle dit s’être traînée jusqu’à la porte pour appeler.
• La fracture bi malléolaire a été parfaitement réduite puis ostéosynthésée.
• Elle a séjourné deux mois et demi dans un centre de convalescence et dit avoir ensuite utilisé ses cannes anglaises pendant six semaines. Elle se plaint de la persistance de douleurs, d’une gêne à la marche et pour conduire
• Le kinésithérapeute considère que le sol revêtu d’un antidérapant n’était pas anormalement glissant et que les séances traitent essentiellement des personnes capables de se mouvoir seules, la piscine n’étant pas équipée d’un lève malade mais d’un simple escalier.
• C’est la première chute à déplorer depuis l’ouverture du centre de balnéothérapie (quelques semaines avant l’accident).
• La patiente présente en même temps que la victime atteste être sortie du bain et avoir descendu les marches sans s’essuyer (serviette au vestiaire ?).
La Prévention Médicale - Mis à jour le 21/02/2013
