2009-QSHC-Scott-Le professionnel de santé seconde victime de ses propres erreurs : Comment l'aider ? plusieurs articles dans le même numéro sur ce sujet

Le professionnel de santé qui commet une erreur devient rapidement une seconde victime, fragilisé, et encore plus vulnérable à de nouvelles erreurs. Trois articles parus récemment abordent le sujet.
 

- The natural history of recovery for the healthcare provider “second victim” after adverse patient events, Scott, S., Hirschinger, L., Cox, K., Coig M., Brandt, J., Hall, L., Qual Saf Health Care 2009; 18:325-330
- Doctors’ views of attitudes towards peer medical error, Asghari F., Fotouhi A., Jafarian A. Qual Saf Health Care 2009;18:209-212
- The role of an ethical culture for the prevention and recovery of “second victims” Nelson W, Belye S, Qual Saf Health Care 2009;18:323-324

Un premier article (The natural history..) propose une analyse de 31 médecins volontaires interrogés sur leur vécu comme secondes victimes de leurs propres erreurs. Ces médecins admettent avoir soufferts de problèmes psychologiques assez importants (souvenirs envahissants et obsédants, difficulté à reprendre confiance, à se remettre à travailler, difficulté à obtenir de l’aide). Ces résultats montrent que les effets observés sont relativement comparables à un syndrome post traumatique dont l’évolution historique est assez prévisible. Une intervention plus rapide et plus efficace de l’environnement professionnel peut réduire significativement- cette évolution.

Un second article (Doctors’ views of attitudes towards peer medical error) propose un questionnaire à 400 généralistes Iraniens sur leur réaction probable après des erreurs de  gravité différentes (3 niveaux), et leurs attentes sur les attitudes des collègues s’ils commettent de telles erreurs. Les généralistes envisagent massivement de révéler l’erreur à leur patient, et ils attendent de leurs collègues qu’ils leur parlent de leurs erreurs. 67% de ces généralistes disent avoir identifié une erreur d’un de leur collègue dans les 6 dernier mois ; la plupart reconnaissent l’absence totale de formation en la matière.

Un troisième article (The role of an ethical culture for the prevention and recovery of “second victims”) traite des réactions de dépression du médecin face à son erreur et des tourments éthiques qui envahissent souvent ce médecins dans son exercice au point que ces attitudes prudentielles à l’excès peuvent brider  le médecin dans ses décisions et ses actions et venir paradoxalement créer un potentiel accru de nouvelles erreurs dans le futur.

 

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La Prévention Médicale - Mis à jour le 17/06/2010

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