2010-QSHC-Hagen-Les services de chirurgie très spécialisés en prothèse de hanche et de genou ont moins d'EIG
Plus vous êtes spécialisés, mieux vous traitez les patients… banal, mais même cette banalité n’est pas si évidente, notamment en matière d’accès, car l’accès à la spécialisation signifie souvent un surcoût et de fait une exclusion, en tout cas une difficulté, pour les patients les plus démunis.
L’article analyse le pronostic d’une cohorte de 1,273,081 patients hospitalisés dans 3818 hôpitaux américains pour des prothèses de hanche et de genou. Le facteur contrôlé est le niveau de spécialisation des services chirurgicaux quand à ces interventions. Les hôpitaux sont stratifiés en 5 niveaux de très spécialisés à totalement généralistes (dans ce cas les prothèses ne représentent qu’une très faible fraction de l’activité). Les complications indésirables sont notées pour chacun de ces services (embolies, phlébites, hémorragies, infections, infarctus, tout décès dans les 90 jours). Les hôpitaux les plus spécialisés, quelque soit l’ajustement, ont une meilleure sécurité que les hôpitaux moins spécialisés ; l’information recoupe aussi l’effet volume forcément plus important dans les hôpitaux spécialisés.
Les conclusions sont cependant prudentes dans la mesure où on peut imaginer des biais de recrutement, notamment socio-économique puisque les hôpitaux généralistes ont souvent un statut plus facile d’accès pour le tout venant de la population américaine.
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