2010-Techniques Hospitalières-Carlet-10 idées reçues sur les infections nosocomiales
Le congrès Aseptic Surgery s’est tenu à Paris les 26 et 27 mars 2010. A cette occasion, la revue Techniques Hospitalières a ouvert ses colonnes à un numéro spécial sur la prévention des infections nosocomiales à l’hôpital. Jean Carlet, contributeur majeur dans ce domaine, nous propose un quiz pour tester notre connaissance et surtout corriger nos idées préconçues. Testez-vous, même si vous croyez tout savoir...
- FAUX La majorité des IN sont endogènes, portées par le patient à l’entrée.
- FAUX Les taux français sont comparables et même plus bas, la résistance aux ATBs est par contre élevée, bien que s’améliorant progressivement.
- FAUX, dans les pays nordiques ou en Hollande où la résistance est faible, les taux de prévalence d’IN sont égaux ou même supérieurs aux taux français.
- FAUX, le lavage est au contraire bien fait, mais les risques tiennent pour beaucoup aux spores aériennes (staphylocoques) et donc aux locaux en contact avec un patient contaminé.
- FAUX et VRAI : en soi même l’infection n’est pas plus sévère, mais elle est moins sensible aux ATBs.
- FAUX, du fait de l’immunodépression de tous les patients hospitalisés dans ces conditions. Par contre la mortalité liée aux IN est sûrement surestimée, largement combinée à d’autres facteurs liés à la pathologie propre du patient.
- Vraisemblablement FAUX, chiffre extrapolé d’une étude portant sur très peu d’hôpitaux, pas de vrai connaissance.
- FAUX, il vaut mieux investir sur la prise en charge des infections que de croire que l’on va toutes les supprimer.
- FAUX, voir réponses précédentes.
- FAUX, au contraire, Le Réseau Alerte Investigation Surveillance des Infections Nosocomiales (RAISIN) regroupement des réseaux interrégionaux CCLIN, placé auprès de l’IVNS, est l’un des plus vastes du monde. Les taux d’IN post opératoires sont très compétitifs avec ceux publiés par nos voisins européens (réseau HELICS) et ont diminué de 30 % en 6 ans.
- Les IN (infections nosocomiales) sont presque toutes d’origine exogène, et liées à des bactéries qui vivent à l’hôpital.
- La France est mal placée en matière d’IN, les taux sont élevés.
- Les pays où la résistance aux antibiotiques (ATBs) est faible ont moins d’IN.
- La plupart des IN sont liées à un manque de lavage des mains, surtout au bloc.
- Les IN liées à des bactéries multi-résistantes (BMR) sont plus sévères.
- Le patient de réanimation peut rester des semaines sans acquérir d’IN.
- La mortalité liée aux IN en France est connue égale à 4 2OO décès par an.
- Le “risque zéro” est possible en matière d’IN.
- Toute IN présuppose une faute dans la chaîne de prévention.
- La France est très en retard dans la prise en charge et la réparation des infections nosocomiales.
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