Revue de Presse Janvier 2010

Retrouvez un panorama complet de la presse concernant la prévention médicale.

Quand les choses se passent bien...

Le plus souvent, on s'intéresse aux problèmes « quand les choses se passent mal ». Deux articles s'intéressent à « quand les choses se passent bien ». A propos du vol se terminant par un atterrissage dans l'Hudson, ils essaient de tirer des leçons qui soient aussi applicables en médecine. L'importance de l'expérience, des simulations effectuées, de la bonne communication entre les différents membres de l'équipe sont soulignés dans les deux articles.


Difficile de parler d'une erreur...

Les médecins, de façon générale, ont des difficultés pour reconnaître leurs erreurs vis à vis des patients. Cette étude, réalisée par des radiologues US interprétant des mammographies, constate que 3/4 d'entre eux discutent les résultats directement avec les patient(e)s mais que seulement une minorité divulguerait une information sur une erreur d'interprétation sans demande du patient. Seulement 15% des radiologues discuteraient l'erreur et ses circonstances de survenue. Dans cette étude, le fait d'avoir déjà subi une poursuite judiciaire n'améliore pas la reconnaissance de l'erreur.


Utilité d'outils multiples pour améliorer la sécurité au bloc opératoire

Cette étude réalisée dans le Colorado décrit les efforts entrepris pour améliorer la sécurité au bloc opératoire en améliorant les facteurs humains et finalement en créant une check-list. Les hôpitaux en cause rassemblent 25 blocs opératoires sur deux sites différents. Les outils mis en oeuvre sont multiples : une formation structurée, des études locales pour améliorer la documentation, un tutorat ont été capables de changer profondément la culture du bloc. Le tout se terminant par une check-list standardisée pour l'ensemble des établissements.


Evénements indésirables en chirurgie dermatologique

Des chirurgiens dermatologues US ont recherché dans la littérature les événements indésirables lies à leur spécialité. Les revues de morbi/mortalité étaient l'outil le plus souvent utilisé. Ils ont constaté qu'une procédure standard n'était pas prévue dans leur spécialité. Il serait donc souhaitable que des études pilotes permettent de déterminer des procédures adaptées pour assurer l'amélioration de la qualité des soins.


Les astuces des patients éclairés... par CNN

Certaines peuvent améliorer la sécurité des soins comme par exemple de bien connaître ses médicaments ou de suivre sa maladie...


Les patients aussi en cause dans les retards diagnostiques

Une étude britannique sur 2200 personnes constate que presque 40% des patients avec des symptômes pouvant évoquer un cancer retarderaient leur décision de consulter un généraliste de crainte de lui faire son temps. Elle révèle aussi que 37% remettrait à plus tard par peur.


Les traitements des patients devraient être mieux suivis à la sortie de l'hôpital

Une commission sur la qualité des soins en Angleterre a étudié le suivi des traitements après la sortie de l'hôpital. Le résultat montre un réel risque pour le patient... Les principaux problèmes : - l'information qui devrait être partagée entre l'hôpital et le généraliste est souvent fragmentée, incomplète et trop tardive, - le dossier chez le généraliste n'est pas mis à jour systématiquement, - les généralistes ne discutent pas assez avec le patient au sujet de ses médicaments, - les généralistes ne rapportent pas les incidents des traitements et les cabinets ne les surveillent pas constamment. Ces constatations devraient permettre de définir des améliorations à tous les niveaux. A noter qu'un outil d'auto évaluation est disponible pour le généraliste.


HAS et gestion des risques...

La HAS a mis à disposition les vidéos et/ou les diaporamas des sessions du colloque de décembre 2009, et en particulier des tables rondes sur les revues de mortalité et morbidité, sur la check-list "Sécurité du patient au bloc opératoire" et sur les événements porteurs de risque. Mais si les médecins Français s'impliquent avec beaucoup de dynamisme dans ces nouvelles procédures.


Promouvoir la « bien traitance »

La prévention des risques liés aux soins passe aussi par la « bien traitance » et le respect mutuel d'autrui entre soignants et soignés. Au regard du bilan d'une année d'activité du Pôle Santé et Sécurité des Soins, il semble que cette évidence n'est pas toujours la règle. Le Médiateur de la République observe une montée inédite et progressive des phénomènes de maltraitance concernant non seulement les patients, mais également le personnel hospitalier, parfois victime de comportements agressifs.


Les établissements de santé doivent désormais rendre publics des critères d'évaluation sanitaire

Un décret et un arrêté publiés au Journal officiel du 31 décembre 2009 fixent les conditions dans lesquelles les cliniques et les hôpitaux mettent chaque année à la disposition du public les résultats des indicateurs de qualité et de sécurité des soins ainsi que les sanctions financières encourues en cas de non-respect de cette obligation. Entre ainsi en application dès 2010 l'une des mesures phare de la loi HPST. Cinq indicateurs concernent le tableau de bord des infections nosocomiales. Cinq nouveaux indicateurs, élaborés sous l'égide de la Haute autorité de santé (HAS) et présentés en décembre 2009 par la ministre de la santé lors d'une conférence de presse, concernent la qualité du dossier du patient.


Les réunions de morbi/mortalité sont vraiment à la mode

Trois articles attirent l’attention sur l’utilité des réunions de morbi/mortalité :

- le premier relate l’expérience du North-Western Memorial Hospital à Chicago où plus d’une soixantaine de réunions ont eu lieu, rassemblant des médecins, des infirmières, des pharmaciens, des kinésithérapeutes, et le personnel administratif. Une amélioration significative de la sécurité du patient a été constatée progressivement. De telles réunions sont une occasion unique pour l’ensemble du personnel de discuter les événements indésirables en toute transparence et dans une culture non punitive.


- le deuxième confirme la possibilité d'utiliser les réunions de morbi/mortalité dans de multiples spécialités. L'article relate l'expérience en psychiatrie où des pistes d'amélioration ont été retrouvées dans 80% des cas, principalement dans 4 domaines : erreurs de diagnostic ou de formulation, problèmes de communication, problèmes liés au système, et mauvaises compréhensions de classe ou de culture.


- le troisième sur les réunions dans un CHU bien Français...


Et d'autres articles dans la revue Risque et Qualité :

Les freins à la déclaration des événements indésirables, Identification des patients dans un centre hospitalier universitaire : un exemple de travail collectif d'amélioration de la sécurité des soins Leçons pour la sécurité des soins Une erreur d'identité sang pour sang évitable !


Une fiche nationale de prescription au Royaume Uni ?

Au Royaume Uni, une étude du General Medical Council conclut qu'une fiche nationale de prescription réduirait les erreurs de prescription. En regardant les causes et la prévalence des erreurs de prescription, ils ont constaté que les erreurs de prescription étaient faites non seulement par les médecins « juniors » mais aussi par les « seniors », avec une fréquence globale de 8,9%. Les erreurs avec un risque mortel ne représentent (heureusement…) que 2% de la totalité des prescriptions erronées. La majorité des erreurs est « récupérée » avant d'atteindre le patient : infirmières, autres médecins, pharmaciens...


La Prévention Médicale - Mis à jour le 26/01/2010

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