Mieux comprendre à qui et pourquoi les plaintes arrivent en orthopédie

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Mieux comprendre à qui et pourquoi les plaintes arrivent en orthopédie Une analyse détaillée de la base des plaintes de la MACSF

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La Prévention Médicale s’est associée à la SOFCOT et à ORTHORISK pour analyser en profondeur et en toute transparence les dossiers de plaintes recueillis en chirurgie orthopédique par la MACSF / Le Sou Médical sur la période 2003-2007 (au total : 791 dossiers).

Auteur : La Prévention Médicale / MAJ : 09/07/2015

L’analyse de chaque dossier a utilisé 10 critères :

  • âge, lieu d’exercice, et type de chirurgie effectué par le chirurgien;
  • âge, sexe et histoire médicale des patients,
  • classification de l’événement constituant la plainte,
  • mécanisme de la défaillance observée (simple insatisfaction fonctionnelle, complications générales, complications neurologiques locales, erreur de côté, oubli de corps étrangers, indications chirurgicales incertaines, information insuffisante, infections post opératoires, problèmes de matériovigilance),
  • niveau de responsabilité du chirurgien (4 niveaux),
  • coût final à charge du dossier.

Dans la base considérée, 6,8% des chirurgiens concentrent 46,8% des déclarations de plaintes et représentent 64,1% du coût à charge pour l’assurance. Inversement 65% des chirurgiens n’ont eu aucune déclaration dans cette période. Il n’y a pas de lien de la sinistralité excessive avec le lieu d’exercice, ni avec l’âge du chirurgien. Par contre, la patientèle des chirurgiens les plus victimes de plaintes est plus jeune. Les chirurgies du membre inférieur et du rachis sont sur-représentées dans la base par rapport à leur fréquence réelle de pratique en France (statistiques CNAM / ATIH) ; et c’est l’inverse pour les chirurgies du membre supérieur qui sont sous- représentées. La base montre aussi qu’il existe un sur-risque assez prononcé lié aux ruptures professionnelles et privées (événements privés, changement de lieu de travail) qui peut se manifester par des bouffées temporaires de sinistres. La discussion analyse les limites de l’étude et propose une compréhension des causes profondes de ces sinistres selon 3 dimensions du risque : le type de chirurgie, le type d’exercice professionnel (établissement, organisation de l’activité) et des facteurs personnels (compétence à communiquer, traces de vie, etc.).

Source : Amalberti R, Bollini, G., Caton J., O. charrois, Nordin J.Y., Papin P. (2011) Dimensions du risque en chirurgie orthopédique en activité libérale, Revue de chirurgie orthopédique et traumatologique, sous presse, mai, 2011