Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Accréditation et recertification des médecins : détection des médecins à risque

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

2013 - Mauvais médecins : définition

29/04/2016

Shojana K., Dixon-Woods M. Bad apples’: time to redefine as a type of systems problem? BMJ Qual Saf. 2013 July ; 22(7): 528–531.

Résumé

Un éditorial en accompagnement de l’article précédent de Bismarck.
Les mauvais docteurs reflètent d’une certaine façon les mauvais systèmes. Souvent, la solution est plus dans le système que dans le blâme individuel du docteur.
Mais il est vrai qu’un petit nombre de docteurs concentre une grande partie du risque avéré, comme une banale règle type Paréto 80/20 où 80% des EIG sont associés à 20% des causes. Mais attention, cette vision est celle de la surface des choses, et beaucoup (nda : la très grande majorité) des EIG ne sont pas l’objet de plaintes, car moins facilement reliés à un docteur ou un fait précis ; l’image de l’incompétence est donc très déformée.
Oui la recertification peut aider, de même que les sanctions des Ordres de médecins, mais il ne faut pas se cacher la complexité (et le coût) de ces systèmes de recertification et de sanction, puisqu’aucun ne marche bien dans le monde ; n’oublions pas qu’il faut dans ces cas de re-certification autant certifier les médecins, que le système de certification lui même…et c’est souvent le point faible.
Finalement, espérer voir les sanctions croître, c’est clairement se masquer que la première bonne action à mettre en place est l’accompagnement et la formation. Il faudrait donc investir massivement sur des actions proactives qui détectent des signaux faibles et débutants d’incompétence, y compris pendant les études, et mettent en place des actions précoces d’aide, plutôt que croire juste à des sanctions rétroactives. Les signaux faibles sont nombreux et beaucoup sont connus, mais très mal exploités : plaintes orales des patients, des soignants, temps d’attente excessives, etc.

Mon avis

Un remarquable article, historique sur la perte de confiance des autorités anglaises dans leur ordre comme institution, capable de garantir la sécurité des patients.