Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Consultations par téléphone,distractions, interruptions, mail et nouveaux médias

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

2019 - Comparaison de la qualité-efficacité de consultations de médecine générale par téléphone, par vidéo et en face-à-face

26/09/2019

Hammersley, V., Donaghy, E., Parker, R., McNeilly, H., Atherton, H., Bikker, A., ... & McKinstry, B. (2019). Comparing the content and quality of video, telephone, and face-to-face consultations: a non-randomised, quasi-experimental, exploratory study in UK primary care. British Journal of General Practice, bjgp19X704573.

Résumé

Les autorités du Royaume Uni poussent la médecine générale, contrainte par les réalités du terrain (accessibilité, pénuries de médecins), à adopter la téléconsultation à une échelle bien plus grande à l’avenir. Cette étude compare la qualité et le jugement des patients de trois modes de consultations : par téléphone, par vidéo, et en face à face.

Les médecins participants ont été équipés pour ces différents modes  (smartphone, tablette, camera). Ce sont les patients qui choisissaient le mode. Toutes les consultations étaient enregistrées pour le besoin de l’analyse, et les questionnaires de satisfaction patients remplis après consultation, quel que soit le mode.

Au total, 149 consultations (sur 163 réalisées) sont analysées.

D’un point de vue des traces objectives, les patients ayant choisi la vidéo sont plus jeunes et assez expérimentés dans ces techniques de communication. Les consultations en face-à-face sont plus longues que les consultations vidéo (+3,7minutes en moyenne) et téléphoniques (+4,7minutes).

Le jugement des patients montre qu’ils ont abordé moins de problèmes avec la vidéo qu’en face-à face et ont aussi bénéficié de moins d’informations en retour qu’en face à face. Globalement les consultations en face-à-face sont mieux évaluées en termes de Qualité par les patients.

Les auteurs concluent que les consultations en vidéo et au téléphone sont bien adaptées à des cas simples, qui ne nécessitent pas d’examen physique. Il n’y a pas non plus de différence bien nette entre utiliser la vidéo ou se limiter au téléphone.

Enfin, les difficultés techniques sont encore trop fréquentes pour une généralisation réussie. Cette question technique doit devenir une vraie priorité pour les pouvoirs publics.

DOI: 10.3399/bjgp19X704573 

Mon avis

Mon avis : intéressant mais confirmant tout ce que l'on savait déjà