Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Coûts de la non qualité, effet du paiement à la performance

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

2013 - Résultat et coût des soins péri-opératoires

13/08/2015

Neuman M., Fleisher L.Evaluating outcomes and costs in perioperative  care ? JAMASurg, 2013, 148, 10, 905-06

Résumé

Les USA sont souvent cités comme le pays le plus cher en coût médical pour un bénéfice pour les patients tout à fait réduit. IL existe pourtant un domaine dans lequel ils semblent performants, c’est celui de la sécurité, en tout cas comparé au RU. Une première étude publiée en 2011 par le UK national COnfidential enquiry into patient OUtcome and death (NCEPOD) analyse les données chirurgicales d 18565 patients chirurgicaux en 2010 (enquête une semaine). La mortalité est de 1,6% à 30j. Dans cette série, les auteurs constatent sue la mortalité post opératoire est concentrée sur les patients à hauts risques qui représentent 20% du total des patients mais ont une mortalité 4 fois supérieure, en grande partie expliquée par le retard de transfert ou l’absence de transfert en réa. Une seconde étude  publiée dans le LANCET sur les 28 pays Européens en 2010 confirme ces données et montrent même une mortalité de 4%. Or l’utilisation plus systématique de la réa aux USA est une différence sensible avec le système Européen. Parmi les patients décédés au RU en 2001 en post op, 8,5% avaient été admis en réa ; aux USA à la même époque, les chiffres d’admission en réa en post op étaient 7 fois supérieurs. (61%). Bien sûr cette sécurité supérieure se paie. La réanimation est très couteuse puisque le coût en 2005 d’une journée de réanimation dépassait aux USA 35,000$, et en 2012, les journées de réanimation ont représenté 4% du total du budget de la santé, et près d’un point de PIB ; on peut donc aussi discuter si cet argent est bien dépensé, surtout dans le cadre des fins de vie.

Mon avis

Un bon article, qui montre bien que la sécurité du patient n’est jamais qu’un compromis sociétal.