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Culture de sécurité en médecine

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2010 - Effet de la réforme US sur la réduction des pratiques de médicine défensives en chirurgie orthopédique

18/08/2015

Hettrich C., Mather R., Sethi M.,  Nunley R., Amir A., Jahangir A. and the Washington Health Policy Fellows, The costs of defensive medicine, American Academy of Orthopaedic Surgeons, December 2010, Internet

Résumé

Plus de 90% des médecins orthopédistes reconnaissent des pratiques de médicine défensives dans les 12 derniers mois, dans 43% des demandes d’imagerie inutiles. Plus de 92% des chirurgiens avouent des demandes d’examens complémentaires dans le seul but de se protéger légalement.
Dans une étude de 2010 de la société de consultants GALLUP 34% des coûts totaux médicaux correspondent à des actes inutiles, et 21% à des actes inutiles plus particulièrement lies à de la médicine défensive. Ces 22% se répartissent en 35% d’imagerie inutile, 29% de tests de laboratoire inutiles, 19% d’hospitalisations inutiles, 8% de chirurgies inutiles.
Les liens entre ces pratiques et la survenue d’EIG est aussi avérée, mais le décompte de la mortalité réelle associée est encore mal connu.
Les impacts sur la sécurité du patient sont de deux natures
•    Sur l’accès d’abord. L’absence de loi de protection juridique fait flamber les tarifs médicaux et exclut les patients. En même temps, et tout autant problématique, 42% des médecins dissent ‘choisir’ leur patients, éviter les patients à risques ou connus  comme contestataires
•    Sur le fond, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine attribue 0,4% des cancers aux USA aux examens d’imagerie trop nombreux, et ce chiffre  daté de 2004 et serait plutôt de l’ordre de 1,5 à 2% en extrapolation 2013.  Brenner D., Hall E., Computed Tomography — An Increasing Source of Radiation exposure N Engl J Med 2007; 357:2277-2284 http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMra072149
L’ensemble des réformes entreprises par le Président OBAMA aurait réduit ces pratiques  de médecine défensive de 5 à 34% selon les cas, mais le collège des chirurgiens n’attend pas de miracle tant qu’une loi sur la protection juridique des médecins n’est pas votée, et pense même que la situation pourrait s’aggraver à l’avenir

Mon avis

Un bon article bien documenté.