Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Evolution requise des systèmes de santé, Hôpitaux et soins primaires, crises associées

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

2018 - Jusqu'où laisser l'accès aux patients à des soins non optimaux ? un dilemme croissant

17/06/2019

Wu A. What good is access to unsafe care? A developing dilemma, Journal of Patient Safety and Risk Management, First Published December 7, 2018 Editorial

Résumé

Un article qui s’inscrit dans une nouvelle ligne de littérature sur la sécurité des soins qui se veut pragmatique et cherche à composer avec une offre de soins qui n’est pas nécessairement idéale en matière de sécurité.

Le constat part des pays du tiers monde avec des maternités qui ne suivent pas – loin s’en faut- tous les standards de Qualité et Sécurité. Les difficultés sont multiples : manque de personnels qualifiés, manque de matériel médical, absence de suivi d’indicateurs et d’informations pour les patients, et même cloisonnement des dons qui souvent entretiennent un espace de l’hôpital ultra moderne sans possibilité d’échanger avec les autres secteurs collatéraux totalement déprivés.

La question pragmatique qui se pose est de dépasser ce constat si souvent répété, et de délivrer le meilleur soin avec la réalité locale et des ressources limitées existantes sans viser une impossible conformité aux meilleurs standards. C’est vraiment une nouvelle manière d’approcher la question de la Qualité et Sécurité.

L’OMS développe à cet effet un programme de partenariat avec les pays Africains et 20 hôpitaux cibles dans plusieurs pays.

Des orientations et des recherches sont en cours pour améliorer la sécurité, en tout cas ne pas la détériorer dans ces conditions d’exercices chroniquement dégradés.

On notera ironiquement que ces conditions dégradées chroniques de soins sont aussi, même si c’est sans doute à un degré moindre, les conditions que l’on rencontre de plus en plus en Europe dans nos hôpitaux. Les études peuvent donc se mutualiser au niveau mondial sur ce nouveau registre. Plusieurs pistes sont ouvertes, où la première condition est de regarder la réalité en face, et de dépasser les tabous pour donner les clés d’une formation et d’une médecine qui ne fonctionnerait à un niveau idéal et optimal mais tout de même encore suffisante, suboptimale et sûre pour nos patients.

Mon avis

Mon avis : un article qui fait écho aux deux articles précédents. Affronter le réel et regarder de face l'impossibilité de délivrer des soins optimaux dans bien des cas.