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Excuse au patient (après erreur)

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2013 - Pour une approche centrée sur le patient

20/08/2015

Gallagher, Thomas H., Michelle M. Mello, Wendy Levinson, Matthew K. Wynia, Ajit K. Sachdeva, Lois Snyder Sulmasy, Robert D. Truog, et al.  Talking with Patients about Other Clinicians’ Errors . New England Journal of Medicine 369, no 18 (2013): 1752 1757.

Résumé

Une des difficultés découlant de la politique de transparence lors de la survenue d’un EI réside dans le comportement à adopter face au patient lorsque l’erreur implique un collègue. Les auteurs plaident pour une approche centrée sur le patient et pour une conversation respectueuse entre pairs tout en ne se soustrayant pas à l’obligation de transparence.
Point de vue d’un groupe d’experts sur un cas finalement fréquent dans la complexité des parcours de patients ; un médecin découvre ou suspecte une erreur d’un prédécesseur en charge du patient. Les recommandations d’annonce au patient restent assez confuses dans ce cas. Ne pas en parler, ou en parler au patient en masquant des points n’est guère transparent. Idéalement, il faudrait appeler le confrère, le mettre au courant et lui demander de faire l’annonce, mais souvent cette attitude se heurte à des craintes de sa mauvaise réaction, en même temps qu’il y a toujours un risque de détérioration des relations professionnelles avec ce collègue et son institution dans ce cas.  Une solution plus acceptable est d’en parler au collègue, de se mettre d’accord sur ce qui sera dit, et de le faire à sa place. Mais dans bien des cas, il faudrait aussi en parler aux institutions où est survenu le problème. L’article propose un tableau synthétique, avec 5 situations et 5 réponses : (1) Implication d’un médecin de votre institution, faire une discussion avec lui avant toute chose, (2) implication d’un étudiant ou d’un non médecin, faire l’annonce à leur place après discussion collective, (3)  implication d’un médecin de votre institution mais qui n’a pas eu de contact avec le patient (anapath…), faire l’annonce avec le médecin du service, et le médecin anapath si possible ; (4) erreur sans lien avec l’épisode actuel, établir un contact avec le médecin/organismes passé,  faire appel au directeur et à un médecin médiateur pour annoncer, (4) erreur d’un médecin d’une autre institution, faire l’annonce par le directeur médical après avoir invité le médecin à se joindre.
Dans tous les cas, les institutions devraient prendre le leadership de ces politiques d’annonce, former et donner la culture.

Mon avis

Un sujet important, mal couvert par les textes et la littérature.