Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Financement de la santé, Politiques d'amélioration de la Qualité-Sécurité, idées et directions générales

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Google plus
  • Facebook
  • Twitter
  • Imprimer la page

2014 - Comment les États- Unis se classent à l'échelle internationale

19/08/2015

Davis K. Equitable Access to care – how the United states ranks internationally, N Engl J Med 2014; 371:1567-1570

Résumé

Les USA sont parmi les rares pays occidentaux à ne pas disposer d’une couverture universelle des soins de santé. Non seulement les pauvres et les non assurés (parfois les mêmes) sont confrontés à des barrières d’accès aux soins très importantes, mais ces deux catégories sont aussi beaucoup plus nombreuses que dans tous les autres pays Européens,
Les données 2013 du commonwealth fund placent bon dernier les USA en matière d’accès, avec un résultat encore pire le we et la nuit. Les non assurés et les pauvres ne consultent pas ou retardent au dernier stade de complication la consultation, attendent plus quand ils viennent consulter ou aux urgences, pour finalement obtenir en plus des soins plus médiocres.
En contraste, le Royaume Uni, la France, la Norvège, la Suède et la Suisse font figures de leaders pour l’équité devant les soins. Rappelons que le Royaume Uni, la Norvège et la Suéde ont un système d soin nationalisé. La France a un système public de sécurité sociale, l’Allemagne un système public et privé de sécurité sociale, et la Suisse un système privé non lucratif d’assurance.
Les Américains ont l’impression en regardant ces systèmes Européens, qu’ils rationnent le soin. Mais cette impression est vraiment subjective et infondée. Les pauvres et non assurés sont clairement  très pénalisés  aux US, mais les riches n’ont pas une bien meilleure prise en charge comparé à l’Europe : aucun temps d’attente inférieur, et c’est même pire le we et la nuit ; même insatisfaction sur le service rendu par les médecins (6% des patients US jugés mauvais, le même pourcentage en Europe) ; et pire, les riches aux USA rapportent aussi des hésitations ou retards sur certains traitements  recommandés (y compris chirurgie) pour des raisons financières.
Le nouveau système OBAMA voudrait réduire ces différences, notamment en imposant des assurances qui soient accessibles et obligatoires pour tous, et encore plus important dont le coût n’explose pas une fois les pathologies révélées. Les résistances et le chemin pour arriver à ces objectifs restent considérables, même (et peut être encore plus) deux ans après la promulgation de la loi OBAMA sur la santé (Obama Care)

USA
(tous citoyens)

Pays non US (tous citoyens)

USA (fraction de citoyens les plus riches)

Pays non US (fraction de citoyens les plus riches)

N’ont pas vu de docteur lors de problème médical dans l’année écoulée

28%

7.7%

17%

5%

N’ont pas fait les examens prescrits pour cause financière

21%

6.4%

11%

7.6%

Évaluation globale de la qualité des services

16%

3%

9.5%

7%

Mon avis

Des chiffres qui font frémir, et qui demandent à lire les publications US sur la qualité des soins avec une très grande distance. Les champions isolés, même géniaux, ne font pas une nation sûre pour ses soins,  et pire, les résultats des champions  isolés sans limites financières et avec une concentration de cerveaux ne sont sans doute pas la voie à suivre pour équiper une nation complète en matière de sécurité des soins, puisque leur modèle n’est pas généralisable.