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Patients difficiles, conflits avec les patients

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2008 - Faut-il des témoins pour les examens des patients ?

01/04/2016

Wai D., Katsaris M., Singhai R. Chaperones, are we protecting patients ?, Br J Gen Pract. 2008 Jan 1; 58(546): 54–57.

Résumé

Un intéressant article sur un sujet rarement abordé : faut-il que le généraliste s’entoure de témoin quand il fait des examens intimes ? Les plaintes pour conduites non éthique augmentent chaque année. L’idée de prendre un témoin pour les examens (un chaperone en anglais) vient alors naturellement à l’esprit et plutôt quelqu’un de l’autre sexe que le docteur ; dans les faits pratiques, une femme pour une patiente femme et un médecin homme. Ce témoin assisterait uniquement à l’examen physique, et notamment aux touchers rectaux et pelviens. Il pourrait s’agir d’un parent, d’un ami, ou d’une personne du cabinet. Ces pratiques sont déjà très courantes aux USA. La question gagne maintenant du terrain y compris pour l’examen palpation des seins, ou les témoins sont moins fréquents.
On notera que l’exemple du scandale des abus du Dr Ayling en Angleterre, qui utilisait pourtant des témoins, mais faisait ses abus hors de leur vue après les avoir fait sortir, montre que la protection a ses limites ; autre limite la non bijectivité pour le sexe masculin dans un contexte où 6% d’homosexuels dans la société (6,3 déclarés chez les hommes, 5,7 chez les femmes, données de 2000)
Les anglais ont finalement décidés de conseiller par la loi des témoins uniquement pour les femmes et pour les examens intimes

Mon avis

Original et un débat récurrent pas encore inscrit dans la loi française, aussi explicitement que dans la loi anglaise et surtout dans les pratiques.