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2010 - Sur une réforme de l’assurance qui ajusterait les primes aux bonnes pratiques

21/08/2015

Thomas J., Ziller E., Thayer D. Low costs of defensive medicine, small savings from tort reform, Health Affairs, 2010 vol. 29 no. 9 1578-1584

Résumé

le papier se fonde sur un calcul du coût des pratiques de médecine défensive dans 35 spécialités médicales. Le calcul est essentiellement basé sur des prescriptions excessives, ‘parapluie’, d’examen et de visites qui ne seraient pas absolument nécessaires (coût positif de la médecine préventive). IL ne prend pas en compte le coût ‘négatif’ qui consiste à s’éviter de faire pour ne pas prendre de risques..
Au total, l’analyse porte sur 23 millions de traitements et examens demandés ; l’étude se restreint aux plus vérifiables, standardisées et reproductibles, soit 15.4 millions. Sur ce total, chaque analyse est ajustée à une valeur iso de la pathologie pour 17 spécialités ; Au total l’étude retrouve 449 cas flagrants de prescriptions  excessives et des mauvaises pratiques. Le calcul teste l’effet d’une réforme de l’assurance (promue par Obama) où les primes des médecins deviendraient totalement indexées sur leur mauvaise pratique, pour favoriser un levier d’économie globale de la santé publique. En se limitant à l’exemple de l’allergie-immunologie, les auteurs tentent une extrapolation : en considérant une réduction des primes d’assurance de 10% pour les professionnels qui éviteraient toutes prescriptions excessives ou inadéquates le gain ne représenterait que 0,7% de la valeur totale engagée pour ce domaine de santé. L’étude conclut qu’une économie de 10% des primes représenterait moins de 1% du coût total de la médecine dans chaque spécialité, ce qui serait finalement relativement négligeable et en tout cas bien inférieur aux chiffres utilisés par l’administration pour convaincre de soutenir une réforme juridique de l’assurance des médecins.

Mon avis

Un bon article, difficile à lire car relatif à un système d’assurance différent du système français, mais tout de même intéressant pour nourrir la polémique sur le coût réel de la médecine défensive et l’utilisation de son spectre pour justifier d’autres mesures.