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Risques dans le suivi des examens demandés

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2014 - Les motifs de non exploitation du retour des examens

18/09/2015

Menon, S, Smith M., Sittig D., Petersen N., Hysong S., Espadas D., Modi V., Singh H..  How Context Affects Electronic Health Record-Based Test Result Follow-up: A Mixed-Methods Evaluation . BMJ Open 4, no 11 (11 janvier 2014): e005985.

Résumé

Analyse les motifs de non exploitation du retour des examens prescrits aux VETERANS, un réseau d’hôpitaux totalement équipé d’un dossier médical électronique intégré, tous dotés d’une fonction alerte sur le retour d’examen demandé. 40 hôpitaux des Veterans sont intégrés dans l’étude.

La méthode utilise des entretiens avec 2 médecins, un coordinateur de la gestion des risques et un médecin généraliste pour chaque hôpital engagé, entretiens guidés par des dimensions purement médicales (intérêt porté au résultat pour téléphoner au patient par exemple) et des dimensions organisationnelles et humaines.

Dans tous ces hôpitaux, le système automatique d’alerte fonctionne, et l’alerte persiste dans le dossier 14 jours tant qu’elle n’est pas validée manuellement, mais seulement 70% des hôpitaux disposent d’un mécanisme plus actif forçant la lecture de l’alerte.

Dans la plupart des cas, si c’est un interne qui prescrit, le résultat lui revient ainsi qu’au sénior du service sauf s’il s’agit de soins ambulatoires. Dans ce dernier cas, l’interne est seul destinataire, avec un risque important associé aux mouvements dans les lieux de stage de l’interne. A leur départ, les internes sont supposés donner un nom de référent sénior pour récupérer les infos, mais ceci est rarement fait, et jamais vérifié.

On est à peu près dans le même cas avec les départs en vacances des séniors. Dans certains cas, une personne est bien désignée, mais elle n’en est pas informée, et ne va pas faire le travail.

Enfin, certains patients ne sont affiliés à aucun médecin particulier, et leur résultat ne revient donc à personne.

Dans la pratique, la plupart des médecins de ces Hôpitaux des Vétérans (33 sur 40) ne s’inquiète vraiment que des résultats qu’ils pensent critiques : ils les surveillent ; mais pour la grande majorité des demandes d’examens, ils sont traités de façon plus aléatoires même si le retour est inquiétant,

Mon avis

Intéressante étude certes qualitative, mais bien conduite.