Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Risques péri-opératoires, failure to rescue

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

2015 - Mesure de la qualité de prise en charge ambulatoire en orthopédie.

01/03/2016

Vaswani R., Hutzler L., Bosco J. Measuring Quality in Ambulatory Orthopedic Surgery, Am J. Medical Quality, November 2015, 1-2

Résumé

Les ré-hospitalisations précoces avant J30 pour des problèmes d’infection de site, ou de phlébite, ou autres constituent un surcoût pour les stratégies ambulatoires de ville (na : sans hospitalisation aux USA, établissements de ville sans lits), particulièrement celles concernant les prothèses de genou et de hanche.
En 2006, les données de Medicare et Medicaid montraient que les suites orthopédiques 10,4% représentaient de toutes les visites faites aux urgences, avec un recrutement particulièrement fort des suites de chirurgies orthopédiques réalisées en ville (établissements ambulatoires sans lits). On voit là un manque dans le suivi Qualité de la chirurgie dans ces établissements ambulatoires puisqu’ils ne savent pas toujours quel est le devenir de leur patient.
Une bonne métrique Qualité repose forcément sur le trépied de Donadébian : structure, processus clinique, et résultat, en mesurant sur une ou plusieurs des dimensions de ce trépied.
Pendant longtemps, la Qualité s’est limitée aux résultats en Orthopédie (fonctionnalité, infections, douleurs…).
Pour progresser, les auteurs considèrent l’existant dans d’autres chirurgies : Ils prennent l’exemple du diabète avec 5 indicateurs utilisés dans le Minnesota qui portent sur la surveillance de l’hémoglobine gliquée, la PA, le cholestérol, l’utilisation d’aspirine, et le sevrage tabagique ; ces 5 indicateurs sont utilisés pour rémunérer les médecins dans le programme P4P. On pourrait imaginer que l’arthrite soit soumise à la même logique pour les orthopédistes avec un P4P centrée sur la gestion de la douleur, et la préservation de la fonctionnalité. Un registre pourrait être constitué par la profession pour bien rémunérer les bonnes actions. L’avis du patient devrait peser sur ces registres.
Certains centres ambulatoires ont commencé à produire de nouveaux indicateurs publics : leur procédures de transfert en hospitalisation en cas de problème, leur performance eu égard aux mauvais côté, mauvais patient, leur score d’usage de la check-list, ou leur score d’usage de l’antibioprophylaxie.

Mon avis

Mon avis : un article assez descriptif, mais intéressant sur la question des indicateurs en ambulatoire total dans des établissements sans lit, une formule qui émerge en France, mais qui a déjà conquis plus de 40% de la chirurgie orthopédique aux USA.