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2017 - Etude des opinions des urgentistes sur les PROMS

24/12/2018

Dainty KN, Seaton B, Laupacis A, Schull M., Vaillancourt S.A qualitative study of emergency physicians’ perspectives on PROMS in the emergency department BMJ Qual Saf 2017;26:714-721.

Résumé

Cette équipe de Toronto a interrogé sur une période de 6 mois, par téléphone, un panel de 30 urgentistes d’expérience variée, affectés dans divers hôpitaux Canadiens sur le rôle des PROMS dans l’amélioration de la qualité de services d’urgence. L’entretien porte sur leur rôle, leur relation avec les patients, et l’importance accordée aux résultats des PROMS.

Les médecins se disent en général intéressés par les PROMS, particulièrement au questionnaire de sortie, comme moyen de pointer des incidents, des dysfonctionnements, mais redoutent de nombreux biais de recueil. Mais ils redoutent à la fois les aspects légaux liés à la connaissance de ces résultats qui pourraient être réutilisés dans des formes d’évaluation individuelles des médecins, et l’impact réel sur l’exercice professionnel compte tenu de jugements patients portés dans un contexte de grande brièveté des séjours et avec des interactions médecin-patients courtes également, dans des conditions difficiles du nombre de patient, et d’urgences pas toujours bien comprises des patients. Finalement, le commentaire patient est peut-être plus efficace sur le moment (de la consultation), qu’à distance avec tout ce que cela suppose de retraitement de données, et de temps à y consacrer. Difficile aussi d’accepter des critiques (sur les délais, ou sur des points mineurs de qualité) quand la pression sur les urgences est au maximum.

Pour faire court, oui à entendre un feedback patient, mais peut-être plus en temps réel qu’en temps différé, et si on veut le faire en temps différé, il faut alors reconsidérer le type de questions auxquelles on souhaite des réponses.

Mon avis

On retrouve l’opposition (la résistance) classique des médecins aux PROMS, déjà vue dans de nombreux articles, basée sur le sentiment que la subjectivité individuelle des jugements patients sur les aspects les plus mineurs de qualité n’est que peu corrélée au travail global des professionnels