Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Dossier médical informatisé, informatisation médicale

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

2014 - L’utilisation de l’informatique médicale

13/08/2015

Jones S., Rudin R., Perry T., Shekelle P. Health Information technology : An updated systematic review with a focus on meaningful use, Annals Internal Medicine, 2014 :160 48-54

Résumé

Les USA ont beaucoup investi dans l’informatique médicale dans les 10 dernières années. L’article propose une revue des récentes réussites concrètes en la matière.

Revue de question d’articles publiés en anglais entre 2010 et 2013. 2482 études considérées, 236 finalement retenues. Les 236 études incluses avaient toutes un protocole avant – après et des résultats relatifs à la Qualité et la Sécurité, ou la performance.

Travail à deux reviewers.

Sur les 236 études, les auteurs avaient dénombré une liste de 25 bénéfices potentiels des dossiers médicaux informatiques pour la Qualité, sécurité, ou performance, par exemple l’alerte à des résultats anormaux, 57% des études ne se sont intéressés qu’à deux aspects : l’aide à la décision et à la prescription et 46% des études qu’aux aspects médication; les autres domaines d’application testés sont  restés rares, plus mal testés, ou totalement négligés dans les rapports de résultats.

Sur la Qualité et la Sécurité, 56% des études rapportent des résultats totalement positifs, 21 % des résultats partiellement positifs.  Sur les aspects médico-économiques (économies), 58 articles (de l’ordre de 25%) évoquent un gain calculé (par un modèle économique forcément Contexte et Nation dépendant) de l’ordre de 70%  incluant des gains immédiats, et des gains intégrés d’une meilleure prise en charge évitant les ré-hospitalisations.  La description détaillée du contexte de l’étude et de la façon dont s’est déroulé l’appropriation restent mal décrite, et même absentes dans 61% des études.
Même si les chiffres sont en faveur d’une action positive, particulièrement sur la prescription et sur l’aide au diagnostic, il manque crucialement une compréhension des contextes et du pourquoi des échecs, tout de même assez nombreux. Les auteurs concluent sur l’abondance des papiers publiés, contrastant avec la pauvreté de bons papiers honnêtes et détaillés sur le contexte d’implémentation permettant de comprendre les bonnes trajectoires à respecter et d’éviter les pièges ou limites visiblement nombreux.

Mon avis

Une bonne revue, assez fine dans son contenu.