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Dans les établissements de santé, les "champions" du changement sont souvent considérés comme des acteurs essentiels de la transformation des pratiques. Leur leadership, leur capacité à mobiliser les équipes et leur engagement sont largement valorisés. Mais peut-on réellement attribuer la réussite d’une innovation à quelques individus ? Les travaux récents invitent à déplacer le regard : au-delà des compétences du champion, c’est aussi l’environnement organisationnel, la culture, le management et la sécurité psychologique qui déterminent sa capacité à agir. Et si la véritable question n’était donc pas de trouver les bons champions, mais de créer les conditions leur permettant de réussir ?

La relation entre le vétérinaire et le détenteur de l’animal repose avant tout sur la confiance, l’information et le dialogue. Mais malgré les efforts de prévention et de communication, certaines situations peuvent dégénérer en incivilités, menaces, agressions ou violences. Que faire lorsque la relation de soins se transforme en conflit et que les mécanismes de prévention ne suffisent plus ? Du signalement à la plainte, en passant par l’accompagnement ordinal et syndical, le vétérinaire dispose de plusieurs leviers pour se protéger, faire valoir ses droits et contribuer à mieux documenter un phénomène qui concerne désormais l’ensemble de la profession.

Le nombre de soignants est-il le principal déterminant de la qualité et de la sécurité des soins ? Si la littérature confirme largement les risques associés au sous-effectif, une étude récente publiée dans Health Affairs invite à dépasser une lecture strictement quantitative. En montrant qu'une évolution de la composition des équipes ne s'accompagne pas nécessairement d'une dégradation de la qualité des soins, elle rappelle que la performance d'une organisation repose aussi sur la stabilité des équipes, les conditions de travail, le management et la capacité collective à coopérer et à apprendre. Une perspective particulièrement éclairante pour les EHPAD, confrontés à la fois aux pénuries de personnel, au turnover et aux enjeux croissants de sécurité des soins.

L’intelligence artificielle (IA) transforme progressivement les pratiques cliniques en santé bucco-dentaire en proposant de nouveaux outils d’aide à la décision, d’automatisation et de prédiction. Dans un contexte où la sécurité des soins, la qualité des pratiques et la gestion des risques constituent des enjeux majeurs pour les professionnels de santé, l’intégration de l’IA apparaît comme une opportunité prometteuse mais également comme un défi organisationnel, éthique et clinique. Cet article propose une analyse des apports de l’intelligence artificielle dans la gestion des risques en pratique clinique odontologique, en mettant en lumière ses applications actuelles, ses limites et les perspectives qu’elle ouvre pour une odontologie plus sûre, personnalisée et efficiente.

Sans prétendre faire de science, il est important de rappeler combien les nouvelles capacités de l’IA requestionnent profondément ce que l’on peut attendre de ces systèmes intelligents, de leur sécurité, et la manière de les utiliser au mieux. Le sujet est de pleine actualité dans toutes les revues médicales. Cet article reprend en synthèse plusieurs articles et éditoriaux récents, notamment l’éditorial de Rodman A, Zwaan paru en 2026 dans le BMJ Quality Safety.

La check-list (C/L) de l'OMS est un pilier de la sécurité chirurgicale depuis près de 20 ans : elle est reconnue comme norme obligatoire ou recommandée et adoptée par les hôpitaux du monde entier.
Pourtant, son usage décline au fil du temps. Comment peut-on y remédier ?

Alors que la participation des patients au diagnostic fait désormais consensus, la question n’est plus de savoir pourquoi l’impliquer, mais comment le faire efficacement. Une récente revue de la littérature publiée dans BMJ Quality & Safety dresse un constat nuancé : malgré une profusion d’outils et d’initiatives, leur impact réel reste largement incertain, faute de co-construction, d’évaluation rigoureuse et d’intégration des enjeux d’équité.

La pratique vétérinaire ne se limite pas à soigner des animaux : elle engage aussi une responsabilité éthique essentielle. Entre impératifs médicaux, attentes des propriétaires et respect du bien-être animal, les vétérinaires naviguent au quotidien dans des situations complexes. Cet article explore les enjeux de la déontologie en pratique vétérinaire, véritable boussole pour concilier compétence, intégrité et responsabilité.

Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont fréquents en odontologie, en raison des torsions répétitives du tronc, des extensions du bras et des gestes prolongés hors du champ opératoire. Le travail à 4 mains permet de limiter ces contraintes en organisant les gestes de manière coordonnée entre le praticien et l’assistante.
Cette organisation réduit la fatigue physique et mentale, stabilise la posture et diminue les mouvements répétitifs ou inutiles. L’assistante anticipe les besoins du praticien et partage la vigilance, ce qui limite les erreurs et améliore la sécurité des soins. Le travail à 4 mains contribue ainsi à prévenir les TMS et protège l’équipe dentaire tout en garantissant la qualité et la sécurité des soins pour le patient.

La pratique médicale n’est qu’une cible parmi d’autres de la grande révolution en cours du numérique. Cet article donne une lecture globale des défis en cours et des solutions qui se dessinent.
