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Fréquence des erreurs et retards diagnostiques

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2012 - Erreurs cognitives expliquant les retards de diagnostics de cancer

17/08/2015

Poon E., Kachalia A., Puopolo A., Ghandi T., Studdert D. Cognitive Errors and Logistical Breakdowns Contributing to Missed and Delayed Diagnoses of Breast and Colorectal Cancers: A Process Analysis of Closed Malpractice Claims , 2012, J Gen Intern Med 27(11):1416–23

Résumé

Etude des mécanismes cognitifs qui peuvent expliquer les retards diagnostics de cancer du sein et du colon. Travail réalisé à partir de 56 cas (43 de cancer du sein, 13 du colon) ayant donné lieu à des retards diagnostics en médecine générale. Chaque erreur retrouvé dans le dossier est analysée en fonction des traces disponibles dans le temps, y compris à l’aide des dossiers de plaintes des patients. Chaque pas des histoires est réinterprétée à l’aide d’un modèle de décision médicale qui propose une explication (et une caractérisation d’erreur) sur les options retenues.
Pratiquement tous les cas impliquaient une ou plusieurs erreurs cognitives (53 sur 56) et la moitié (55%) étaient aussi caractérisés par des erreurs majeures d’organisation de la prise en charge. La plus fréquente  des erreurs du généraliste concerne le modèle de décision adopté en ligne, devant le patient, pendant la consultation et en regardant les examens complémentaires (mauvaise interprétation des symptômes, trop rapide, réassurance trop rapide, consignes imprécises, convocation à suivre avec un délai  trop long . Les demandes d’avis experts résultant plus souvent en erreurs de coordination avec le généraliste.

Mon avis

Petite série de cas, et surtout le titre ne correspond pas vraiment au contenu. Il ne s’agit pas d’une analyse des activités cognitives du médecin, mais simplement d’inférences finalement assez simples sur les traces des dossiers, sans remonter jusqu’aux généralistes.