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Fréquence des erreurs et retards diagnostiques

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2009 - L’importance des hypothèses dans le retard de diagnostic

17/08/2015

Kostopoulou O., Devereaux-Walsh C., Delaney B., Missing Celiac Disease in Family Medicine: The Importance of Hypothesis Generation, Med Decis Making 2009; 29; 282

Résumé

La maladie cœliaque est l’objet d’un retard diagnostique moyen de 13 ans an médecine générale. On présente à 86 généralistes un cas clinique assez typique d’une jeune femme de 30 ans souffrant depuis 3 mois de douleurs pelviennes, de diarrhée, d’une anémie microcytaire. 50 médecins ne feront pas le diagnostic et on étudie en détail quelles ont été les hypothèses et les inférences émises par 38 d’entre eux qui ont été confrontés après coup aux traces de leur raisonnement et de l’élaboration de leur diagnostic (stimulated recall, auto confrontation). 2 médecins jugent ces raisonnements.
Les 38 médecins n’ont pas changé de diagnostic quand ils ont été auto confronté à leurs traces de raisonnements de l’analyse initiale. La maladie cœliaque avait été évoquée par 10 de ces médecins mais le diagnostic finalement non retenu au profit du diagnostic moins grave de côlon irritable (irritable bowel syndrome, IBS), essentiellement par le fait qu’il n’y avait pas de perte de poids associée. La NFS était demandée presque systématiquement, mais les médecins se sont surtout préoccupés du compte de GR compatible avec le colon irritable, et pas tellement du caractère microcytaire pourtant totalement inattendu dans un cas de simple colon irritable.

Mon avis

Bonne étude sur les biais de fixation, et la puissance guidante de la première hypothèse, largement déjà étudié hors médecine.