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Risques dans le suivi des examens demandés

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2008 - Erreurs de suivi d’examens complémentaires chez les généralistes.

17/09/2015

Hickner J, Graham DG, Elder NC, Brandt E, Emsermann CB, Dovey S, Phillips R. Testing process errors and their harms and consequences reported from family medicine practices: a study of the American Academy of Family Physicians National Research Network. Qual Saf Health Care. 2008 Jun;17(3):194-200.

Résumé

Décrit les types d’erreurs associées aux examens prescrits par les généralistes.

Méthode: signalements anonymes demandés à 243 médecins et personnels médicaux des cabinets de groupe américains sur une période d’un an.

Résultats: les participants ont signalé 590 EIG en rapport avec 966 erreurs dans le traitement des examens complémentaires au cabinet. Les erreurs signalées sont survenues dans la pertinence de prescription des examens (12.9%, examens confondus entre eux, erreurs de routines,) dans la demande (17.9%, mal stipulée, mauvais adressage), dans l’analyse des retours (24.6%, pas obtenus, pas lus, mal rangés), dans la réponse clinique qui a suivi les examens (6.6%), dans la notification au patient (6.8%),dans le processus d’administration (17.6%), la communication (5.7%) et les autres catégories (7.8%). La mauvaise prise en compte dans le dossier et l’absence ou la recopie incorrecte du résultat représentaient 14.5% des erreurs.

Les erreurs sont significativement plus nombreuses chez certains praticiens (effet praticien et cabinet), dans les cabinets médicaux interagissant avec un grand nombre de centre d’examens complémentaires, et selon la CSP des patients (et leur race, une donnée souvent mentionnée dans les études américaines). 

Les conséquences de ces erreurs ont été massivement du temps perdu et des dépenses inutiles (examens refaits) (22%), des délais de soins (24%), de la douleur ou de la souffrance inutile pour le patient (11%) et des effets vraiment plus sévères dans quelques cas (2%). 54% des patients n’ont pas subi de conséquences, 18% des conséquences mineures; la gravité n’était pas mentionnée dans 28% des cas.

Mon avis

Etude intéressante.