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2018 - La crise des généralistes frappe aussi la Norvège

17/07/2018

Kjosavik S. (2018) Ongoing recruitment crisis In Norwegian general practice, Scandinavian Journal of Primary Health Care, 36:2, 107-108, DOI: 10.1080/02813432.2018.1462294

Résumé

Les Norvégiens peuvent choisir leur généraliste comme médecin traitant, dans une logique de capitation. Les généralistes sont salariés de structures privées. Les patients les choisissent et s’inscrivent sur une liste nominative pour chaque médecin. Les consultations sont alors sans limite de nombre et sans échange financier direct médecin- patient pour la durée de la capitation. Les patients paient une assurance qui paie la structure où travaille le médecin.

Les municipalités sont responsables des contrats avec ces structures privées en fonction du besoin et de la densité de la population. Actuellement, 99% des Norvégiens ont un médecin traitant et les enquêtes montrent un haut niveau de satisfaction.

Mais une réforme de 2012 a prévu un resserrement des collaborations entre hôpitaux et soins primaires, avec une logique de parcours renforcée et une décharge (beaucoup) plus rapide de l’hôpital, avec transfert à la responsabilité des généralistes, dont le contrat était supposé prévoir moins de patients à suivre, puisqu’ils étaient plus complexes et plus exigeants médicalement (sortie d’hôpital précoce).

Les plans prévoyaient 2200 nouveaux médecins généralistes pour répondre à ces nouvelles exigences. A peine 500 avaient vraiment été diplômés en 2016, alors même que la population totale s’était accrue de 340.000.

Il en résulte une surcharge croissante des généralistes, voire un re-questionnement de l’apparente bonne idée de décharge rapide de l’hôpital puisque le système ne suit pas.  Le défi est d’attirer maintenant et vite de nouveaux généralistes, d’augmenter leur salaire, de rendre attractif le travail.

La Norvège compte 3279 étudiants en médecins, mais 45% sont à l’étranger et sont très peu sensibilisés aux soins primaires. L’état voudrait réduire ce pourcentage à 15%, et voudrait revenir à un ratio de sortie de fac médecin hospitalier/médecin généraliste proche de 4,8 pour 1 comme dans les années 90-2010 alors qu’il atteint aujourd’hui plus de 6,5 pour 1.

Mon avis

Mon avis : un article très intéressant car il touche un pays "la Norvège" qui a des problèmes de riches, mais finalement assez proches dans les conséquences des autres pays.