Revue de presse - Janvier 2017

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Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

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Retrouvez un panorama complet de la presse internationale concernant la prévention médicale, avec des résumés d'articles traduits en français.

A noter : la plupart des liens renvoient vers des sites anglais. L'accès au texte intégral de certains articles nécessite un abonnement.

MAJ : 03/01/2017

Publier les taux de complications des chirurgiens pour détecter les chirurgiens à risques ?… Décevant

L’Angleterre a décidé en 2013 de publier publiquement et nominativement les noms des chirurgiens et leurs taux de complications pour les chirurgies lourdes. Les réactions négatives du corps professionnel s’accumulent. Dans cet article, l’analyse porte sur possibilité technique de détection des chirurgiens ‘à risques’ digestifs, vasculaires, orthopédiques qui auraient 3 ou 5 fois plus de complications que leurs collègues. L’analyse montre que ces chirurgiens ‘à risques’ sont en fait très difficiles à détecter compte tenu des variations individuelles du nombre d’interventions (par types) et des contraintes statistiques de volume nécessaire à atteindre des seuils de preuve. Les auteurs concluent qu’il est donc illusoire de chercher à les détecter.

Harrison, E., Drake T., O’Neill S., Shaw C., Garden J., Wigmore S. Individual Surgeon Mortality Rates: Can Outliers Be Detected? A National Utility Analysis. BMJ Open 6, no. 10 (October 1, 2016): e012471.

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Fréquence et causes des visites aux urgences pour EI médicamenteux

Cette étude US recense les visites aux Urgences Hospitalières pour un événement indésirable médicamenteux en 2013-2014 (après la réforme de Barak Obama). Le taux serait de 4 passages aux Urgences pour 1000 patients et le quart de ces passages entraine une hospitalisation. 35% surviennent chez des patients de plus de 65 ans (causes les plus fréquentes : anticoagulants, opiacés, antidiabétiques). Chez les enfants de moins de 5 ans, les antibiotiques sont impliqués dans 56% des cas alors que chez les enfants et adolescents de 6 à 19 ans les antibiotiques restent la première cause (34%) suivis par les antipsychotiques. Les anticoagulants responsables sont la warfarine, le rivaroxaban, le dabigatran, et l’enoxaparin et les antidiabétiques comprennent 4 antidiabétiques oraux en plus de l’insuline.

Sheha, N., Lovegrove M., Geller A., Rose K., Weidle N., Budnitz D. US Emergency Department Visits for Outpatient Adverse Drug Events, 2013-2014. JAMA 316, no. 20 (November 22, 2016): 2115–25.

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Conséquences des Evènements Indésirables peropératoires en chirurgie viscérale

De façon non surprenante, cette étude confirme que la survenue d’un événement indésirable (EI) en per opératoire entraine une augmentation de la mortalité et de la morbidité opératoire et une prolongation de la durée d’hospitalisation. Les données proviennent des bases du collège américain des chirurgiens (chirurgie abdominale) entre 2007-2012.
9288 patients sont inclus, dont 183 ont subi un EIG. La plupart des problèmes ont une origine peropératoire (92%), dont 31% réclamant une résection supplémentaire, ou une reprise avant 30 jours sur l’organe/ anastomose (abdomen, intestins, estomac…).
Les complications à 30 jours sont plus liées à l’infection (du site opératoire, généralisée, pneumonie…)

Bohen J., Mavros M., Ramly E., Chang Y.,Yeh D., Lee J. and al Intraoperative Adverse Events in Abdominal Surgery: What Happens in the Operating Room Does Not Stay in the Operating Room, Am College Surgeons, October 2016Volume 223, Issue 4, Supplement 1, Page S56

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Stylos à insuline : quelles sont les pratiques réelles ?

Cette étude US apprécie l’utilisation des stylos à insuline chez les patients hospitalisés et les erreurs en résultant. Parmi les 474 participants à l’enquête, le stylo est disponible dans l’hôpital pour 74% d’entre eux ; sur ces 74%, 15% n’utilisent plus le stylo. Plus de la moitié des participants utilisent deux identifiants pour le patient et l’étiquette avec un code barre. Environ 30% admettent qu’un stylo a été utilisé chez plus d’un patient au moins une fois.

Brown, K., Hertig J. Determining Current Insulin Pen Use Practices and Errors in the Inpatient Setting. Joint Commission Journal on Quality and Patient Safety 42, no. 12 (December 1, 2016): 568–82

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Mieux tirer parti des réclamations des patients

Les lettres de réclamations écrites par les patients représentent une mine de renseignements sous-exploitée. L’analyse de ces courriers divers est difficile et c’est pourquoi ces auteurs US ont voulu tester un outil d’analyse plus systématisé. Ils considèrent sept catégories avec quatre niveaux de sévérité. Ils estiment que c’est le premier outil d’analyse de la gravité des réclamations. Cela facilite ainsi l’apprentissage organisationnel et permet une recherche ultérieure.

Gillespie A., Reader T. The Healthcare Complaints Analysis Tool: Development and Reliability Testing of a Method for Service Monitoring and Organisational Learning. BMJ Quality & Safety 25, no. 12 (December 1, 2016): 937–46.

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La vidéo en salle d’op… pour remplir la check-list

Ah la compliance avec la check-list… Encore un article… qui teste par l’intermédiaire de la vidéo ce que font les membres de l’équipe chirurgicale pendant chacun des temps de la check-list. Puis ces membres ont un retour sur ce qui s’est passé. La compliance s’améliore très nettement pour chacun des temps où intervient la check-list.

Overdyk, F., Dowling O., Newman S., Glatt D., Chester M., Armellino D., Cole B., Landis G., Schoenfeld D., DiCapua J. Remote Video Auditing with Real-Time Feedback in an Academic Surgical Suite Improves Safety and Efficiency Metrics: A Cluster Randomised Studya BMJ Quality & Safety 25, no. 12 (December 1, 2016): 947–53.

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Radiothérapie : une revue de littérature révèle des failles dans les analyses de causes-conséquences sur les risques

Cet article italien présente une revue de littérature des méthodes d’analyses proactives de risques utilisant les méthodes d’analyse de causes et de leurs conséquences (AMDEC en français HFMEA en anglais) en radiothérapie. Ces méthodes prédisent et analysent le risque avant que les erreurs ne se produisent.
La comparaison des recherches récemment publiées montre de nombreuses failles dans l’utilisation des AMDEC. Des orientations pour les réaliser mieux sont suggérées

Giardina, M.; Cantone, M.C.; Tomarchio, E.; Veronese, I. A Review of Healthcare Failure Mode and Effects Analysis (HFMEA) in Radiotherapy Health Physics October 2016 - Volume 111 - Issue 4 - p 317–326

http://journals.lww.com/health-physics/Fulltext/2016/10000/A_Review_of_Healthcare_Failure_Mode_and_Effects.1.aspx

Les principales orientations pour réduire les EI

Cette étude anglo-hollandaise effectue une revue des revues de la littérature au sujet des actions entreprises pour diminuer les événements indésirables (EI) à l’hôpital. Les études sont en pratique peu nombreuses et comprennent surtout 5 types d’actions : la prévention du délirium, les équipes de réponse rapide pour diminuer les arrêts cardiaques, les interventions des pharmaciens pour diminuer les EI médicamenteux, les actions pour prévenir les chutes, les actions diverses et multiples pour diminuer les infections.

Zegers, M., Hesselink G.,Geense W., Vincent C., Wollersheim H.. Evidence-Based Interventions to Reduce Adverse Events in Hospitals: A Systematic Review of Systematic Reviews. BMJ Open 6, no. 9 (September 1, 2016): e012555.

http://dx.doi.org/10.1136/bmjopen-2016-012555

A quoi sont dues les erreurs de diagnostic ?

Les recherches sur les erreurs de diagnostic sont de plus en plus nombreuses. Il est couramment admis que le processus diagnostique comprend 2 parties : une composante rapide et intuitive (type 1) et une composante plus lente, logique et analytique (type 2). Ce constat n’explique pas pour autant l’origine des erreurs, car les deux composantes semblent toutes les deux vulnérables.
Les erreurs de type 1 (rapide et intuitive) sont souvent le résultat de biais cognitifs, mais semblent décroître avec l’expertise. Les erreurs de type 2 sont plus liées aux limites de la mémoire de travail.
Ces auteurs canadiens (McMaster) cherchent à savoir quel type est principalement à l’origine des erreurs de diagnostic, et dans quelle mesure les erreurs sont dues à des biais cognitifs (très difficile à réduire, même si leur lien à l’erreur est finalement aussi difficile à établir) ou à des déficits de connaissances (il peut y avoir une correction et un bénéfice faible mais consistant).

Norman GR1, Monteiro SD, Sherbino J, Ilgen JS, Schmidt HG, Mamede S. The Causes of Errors in Clinical Reasoning: Cognitive Biases, Knowledge Deficits, and Dual Process Thinking. | AHRQ Patient Safety Network.” Acad Med. 2016 Oct 25. [Epub ahead of print]

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27782919

Evaluation du climat de sécurité : comment faire ?

Ces auteurs US ont voulu comparer deux systèmes d’évaluation du climat de sécurité au sein de 44 Unités de Soins Intensifs en Néonatologie (USIN). Pour l’échelle de sécurité et pour l’échelle de travail en équipes, les deux systèmes sont globalement bien corrélés. Cependant, la comparaison des scores au sein des échelles montre de nettes variations. Ainsi, en utilisant les quartiles, ils ont constaté que la moitié des USIN se situaient dans des quartiles différents. Les auteurs concluent que des différences importantes existent entre les deux systèmes et qu’il ne faut pas les utiliser de façon interchangeable.

Profit J., Lee H., Sharek P., Kan P., Nisbet C., Thomas E., Etchegaray J., Sexton B.. Comparing NICU Teamwork and Safety Climate across Two Commonly Used Survey Instruments.BMJ Quality & Safety 25, no. 12 (December 1, 2016): 954–61.

http://dx.doi.org/10.1136/bmjqs-2014-003924

Appréciation du bon étiquetage des médicaments

Une bonne méthode d’étiquetage des médicaments joue un grand rôle pour la sécurité du patient. En utilisant des situations pratiques en simulation suivies d’interviews, ces auteurs danois ont constaté qu’un bon étiquetage bénéficie d’un modèle standardisé d’étiquettes, d’une inscription claire avec une bonne police de caractères et de quelques signes d’alertes. La signification différente des couleurs est un défi auquel il faut répondre compte tenu du temps bref d’adaptation des utilisateurs.

Dieckmann P., Clemmensen M., Sørensen T., Kunstek P., Hellebek A. Identifying Facilitators and Barriers for Patient Safety in a Medicine Label Design System Using Patient Simulation and Interviews, Journal of Patient Safety 12, no. 4 (December 2016): 210–22.

http://dx.doi.org/10.1097/PTS.0000000000000109

Révision des recommandations pour les normes d’amélioration de la qualité

En 2008 ont été publiées des recommandations pour les normes d’amélioration de la qualité. Ces normes ont été réévaluées entre 2012 et 2015 pour aboutir à de nouvelles recommandations qui soulignent la nécessité de tenir compte des 3 composantes majeures qui régissent les efforts d’amélioration de la qualité au sein du système : utilisation de théorie formelle et informelle dans la planification, mise en place et évaluation du travail d’amélioration contexte qui entoure ce travail et l’étude des actions.,

Ogrinc G, Davies L., Goodman D., Batalden P., Davidoff F., Stevens D. SQUIRE 2.0 (Standards for QUality Improvement Reporting Excellence): Revised Publication Guidelines from a Detailed Consensus Process. BMJ Quality & Safety 25, no. 12 (December 1, 2016): 986–92.

http://dx.doi.org/10.1136/bmjqs-2015-004411

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