Revue de presse sage-femme février 2018

Tout sur la gestion des risques médicaux
                et la sécurité du patient

Revue de presse sage-femme février 2018

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • PDF
  • Imprimer la page

Découvrez notre rubrique d'analyse du mois de la presse professionnelle (sage-femme et obstétrique) : enseignement de l’échographie gynécologique et obstétricale, enquête nationale confidentielle sur la mortalité maternelle, vulnérabilité psychique des femmes enceintes, herpès génital et grossesse : les recommandations du CNGOF...

  • Sage-femme
Auteur : Isabelle Le Creff / MAJ : 17/01/2018

Enquête nationale confidentielle sur la mortalité maternelle : les résultats et les messages-clés « mieux comprendre pour mieux prévenir »

Fin 2017, le rapport de l’Enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles entre 2010 et 2012 a été publié par le Comité National d'Experts sur la Mortalité Maternelle (CNEMM) regroupant obstétriciens, anesthésistes-réanimateurs, sages-femmes, internistes et épidémiologistes, après l’analyse, de façon anonyme, des décès maternels survenus en France sur cette période.

Durant cette période, 256 décès ont été identifiés, soit 85 morts maternelles annuelles (10,3 décès pour 100 000 naissances vivantes) chiffre identique à celui rapporté pour la période 2007–2009.

Les principaux résultats montrent que 56 % de ces décès ont été considérés comme « évitables » ou « peut-être évitables », et dans 60 % des cas, les soins n’ont pas été jugés optimaux.

En revanche, le rapport fait apparaître une réduction d’un tiers de la mortalité maternelle directe depuis 10 ans.

De cette analyse, le CNEMM a dégagé 22 messages-clés ayant pour but l’amélioration des protocoles de soins ou d’organisation impliqués dans ces décès évitables.

Gynécologie Obstétrique Fertilité et Sénologie
Volume 45, Issue 12 supplément - Pages S1-S2 - Pages S89-S91

Lire l'article

Vulnérabilité psychique des femmes enceintes : un accompagnement par les sages-femmes

Les sages-femmes libérales occupent une place clé dans le suivi de la grossesse et la période du post-partum. En effet, beaucoup de femmes les sollicitent, elles sont souvent le lien dans un suivi trop morcelé, tant pour les patientes qu’auprès du réseau périnatal dont elles font partie.

Elles sont à même de déceler leurs vulnérabilités à l’occasion des consultations mensuelles de suivi médical, d’un entretien prénatal précoce (EPP), de la préparation à la naissance et à la parentalité (PNP), à domicile dans le cadre d’une surveillance de grossesse pathologique. Elles s’initient, pour beaucoup, aux médecines complémentaires, qui peuvent être des aides précieuses pour ces femmes vulnérables.

Dès le premier trimestre, malgré la joie d’être enceintes, nombreuses sont les femmes qui décrivent des difficultés à accepter les modifications de leur corps de ce début de grossesse : la prise de poids, le ventre qui s’arrondit, la vascularisation plus marquée dans certaines zones dont la poitrine…

Vocation Sage-Femme
Volume 16 - Numéro 129 - Pages 16-20

Lire l'article

Herpès génital et grossesse : les recommandations du Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF)

L’infection herpétique génitale pendant la grossesse est cliniquement ou virologiquement fréquente puisque 70 % des femmes enceintes ont un antécédent d’infection par le virus herpès simplex (HSV), sans préjuger de la localisation génitale ou labiale.

Elle pose régulièrement des problèmes de prise en charge aux équipes soignantes, qui sont confrontées en pratique clinique à deux situations :

  • des lésions génitales d’allure herpétique sans antécédent connu d’herpès génital : il peut s’agir d’une primo-infection ou d’une récurrence si la primo-infection est passée inaperçue ;
  • des lésions cliniques génitales chez une patiente ayant déjà un antécédent d’infection herpétique sur le même site : il s’agit d’une récurrence.

Les conséquences fœtales et maternelles sont potentiellement graves mais rares, et afin d’émettre des recommandations, le CGNOF a effectué une analyse des données épidémiologiques publiées sur les différentes conséquences que peuvent engendrer les infections herpétiques génitales chez la femme enceinte.

Gynécologie Obstétrique Fertilité et Sénologie
Volume 45 - Numéro 12 - Pages 642-654

Lire l'article

Enquête périnatale 2016 : quelle évolution depuis 2010 ?

Des enquêtes nationales périnatales sont réalisées à intervalles réguliers pour suivre l’évolution des principaux indicateurs périnatals relatifs à la santé, aux pratiques médicales et aux facteurs de risques dans les différentes maternités.

Les résultats de ces enquêtes ont permis de décrire au cours des années les développements des politiques de soins et les adaptations des maternités aux évolutions législatives et aux recommandations pour la pratique clinique en fournissant des informations d’aide à la décision et à l’évaluation des actions de santé.

En mars 2016, la France compte 517 maternités, soit 39 % de moins qu’en 1995 avec un nombre d’accouchements sensiblement identique.

Ces résultats montrent également qu’entre 2010 et 2016, ce sont les maternités de taille moyenne (1000 à 1500 accouchements) qui ont fermé. En revanche, le nombre de maternités de moins de 500 accouchements s’est maintenu et celui des maternités de plus de 3 500 a augmenté.

L’amélioration des conditions de sécurité s’est-elle poursuivie ?

Les dossiers de l’Obstétrique
Numéro 474 - Novembre 2017 - Pages 35-40

Lire l'article

Enseignement de l’échographie gynécologique et obstétricale : la simulation a-t-elle sa place ?

L’échographie est indispensable à la pratique médicale de la gynécologie-obstétrique et requiert la maîtrise d’un certain nombre de prérequis, que viennent renforcer des connaissances en biophysique, en anatomie de l’adulte et du fœtus en développement, la capacité à savoir relier une information délivrée par un outil d’imagerie à une problématique clinique.

Son apprentissage repose actuellement sur l’association d’observations cliniques et de stages pratiques sur des patientes consultant aux urgences, en échographie de dépistage ou de diagnostic anténatal.

L’accessibilité à cette pratique est donc limitée et l’expérience dans le diagnostic ainsi que la visualisation des différentes pathologies obstétricales restent faibles.

Dans ce domaine, plusieurs études ont évalué l’intérêt pédagogique des simulateurs qui permettent dans le champ de l’échographie obstétricale, d’une part, de soustraire les utilisateurs, en particulier les étudiants (médecine ou sage-femme) en formation, à un environnement anxiogène, et d’autre part, de ne pas exposer les patientes à leur manque d’expérience.

Ils contribueraient donc à l’acquisition d’une certaine maîtrise de la représentation spatiale et de l’obtention des coupes dites de référence tout en se soustrayant aux problématiques de l’enseignement de l’échographie sur des patientes.

Gynécologie Obstétrique Fertilité et Sénologie
Volume 45, Numéro 11 - Pages 579-581

Lire l'article

0 Commentaire

Publier un commentaire