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2025 - Enquête nationale anglaise sur les événements indésirables (EI) dans le secteur de santé public : 9,7% des patients anglais victime d’un EI dans les trois dernières années

19/05/2026

Crocker H, Cromwell DA, Modha S, et al - Patient-reported harm from NHS treatment or care, or the lack of access to care : a cross-sectional survey of general population prevalence, impact and responses - BMJ Quality & Safety Published Online First : 02 April 2025. 

Résumé

Cette étude anglaise rend compte d’une enquête nationale sur les événements indésirables (EI) survenus dans le secteur de la santé publique, permettant une estimation de la proportion du grand public qui signale des préjudices liés aux soins de santé en Grande-Bretagne, leur localisation, leur impact, les suites du préjudice et les réactions attendues du secteur de santé et des prestataires de soins.

L'enquête a compté 10 064 participants.

Les résultats montrent que 9,7% des patients ont signalé être victime d’un événement indésirable (EI) au cours des trois dernières années par le biais d'un traitement ou de soins (6,2 %) ou d'un manque d'accès aux soins (3,5%).

Les hôpitaux sont le principal lieu où le préjudice s'est produit.

Au total, 37,6% des participants ont fait état d'un impact modéré et 44,8% d'un impact grave.

La réaction la plus fréquente fut de partager leur expérience avec d'autres personnes (67,1%). Près de 60% ont cherché à obtenir des conseils et un soutien professionnel, mais seulement 11,6% ont contacté le service d’appel gratuit mis à disposition des patients par les autorités anglaises (Advice and Liaison Service-PALS). 

Seuls 17% des patients ont déposé une plainte officielle et 2,1% ont demandé une compensation financière. Les personnes interrogées souhaitent majoritairement un traitement ou des soins pour réparer le préjudice (44,4%) et une explication (34,8%). Deux tiers des personnes ayant déposé une plainte ont estimé qu'elle n'avait pas été bien traitée.

Les expériences et les réponses diffèrent selon le sexe et l'âge (les femmes signalent plus). Les personnes souffrant d'une maladie ou d'un handicap de longue durée, les personnes d'un bas niveau social et les personnes appartenant à d'autres groupes défavorisés ont fait état d’une fréquence plus élevée de signalement et d'un impact moyen plus grave de ces préjudices.

Le taux de 9,7% d’EI observé dans cette enquête reste plus élevé que celui rapporté dans deux précédentes enquêtes. L’étude a toutefois utilisé une définition plus large et plus inclusive des préjudices et surtout a été menée partiellement pendant la pandémie de Covid-19, ce qui rend difficile la comparaison avec ces enquêtes précédentes.

On retiendra que la majorité des patients victimes souhaitaient d’abord obtenir de l'aide pour réparer le préjudice ou accéder aux soins dont ils ont besoin.

Mon avis

On n’est pas très surpris des résultats plutôt en ligne avec les publications d’autres pays et depuis longtemps.