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2024 - Une erreur de diagnostic préjudiciable chez 1 patient sur 14 hospitalisés en médecine générale, le bilan d’une vaste étude conduite à Harvard

21/05/2026

Dalal AK, Plombon S, Konieczny K, et al - Adverse diagnostic events in hospitalised patients: a single-centre, retrospective cohort study - BMJ Quality & Safety Published Online First : 01 October 2024. doi : 10.1136/bmjqs-2024-017183.

Résumé

On sait par les études antérieures récurrentes que le signalement des événements indésirables (EI) sous-estime la prévalence des erreurs de diagnostic liées aux soins hospitaliers.

Cette équipe d’internistes d’Harvard propose d’aborder le sujet par une étude de cohorte rétrospective monocentrique sur un échantillon stratifié de patients hospitalisés en médecine générale en utilisant quatre critères :

1) Transfert en unité de soins intensifs.

2) Décès dans les 90 jours.

3) Événements cliniques complexes.

4) Une catégorie "autre" pour l’absence de tout critère à haut risque précités. 

Sur les 9 147 cas éligibles, 675 ont été échantillonnés au hasard dans chaque sous-groupe : 100% des transferts en USI, 38,5% des décès dans les 90 jours, 7% des cas présentant des événements cliniques complexes et 2,4% des cas "autres" ne présentant pas de critères de risque élevé.

Sur la base de l'échantillon pondéré, les estimations de la population concernant les cas d'EI nocifs, évitables et gravement nocifs étaient respectivement de 7,2% (4,66 à 9,80), 6,1% (3,79 à 8,50) et 1,1% (0,55 à 1,68). Les EI les plus graves sont plus souvent caractérisés par des retards de prise en charge (61,9%) et concernent sans surprise plus facilement les patients à haut risque (55,1%). 

Les causes retrouvées le plus fréquemment à l’origine de ces retards ou mauvais diagnostic pendant l’hospitalisation concernent les défaillances dans l'évaluation clinique, les erreurs ou oublis en lien avec les tests diagnostiques, l’absence, le retard ou la mauvaise coordination avec l’appel à des référents spécialistes, et l'expérience du patient et ses antécédents.

Les auteurs estiment qu'une erreur de diagnostic survient chez 1 patient sur 14 hospitalisés en médecine générale, la majorité d'entre elles pouvant être évitées. 

Mon avis

À lire, très belle étude.